La vie renaît progressivement à Niallé, village de la commune de Djibidione, dans le département de Bignona. Avec le retour progressif des populations déplacées, l’espoir reprend forme grâce au plan Diomaye pour la Casamance.
Ce vendredi 13 février, une délégation conjointe composée de l’Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance (ANRAC), de la Fondation Hollande, de la mairie de Djibidione et du comité de gestion de l’école du village, a procédé à la signature d’une convention de partenariat relative à la construction et à l’équipement de nouvelles salles de classe.
Selon les partenaires, les infrastructures en cours d’achèvement seront dotées de systèmes d’adduction d’eau et de panneaux solaires, afin d’offrir aux élèves des conditions d’apprentissage conformes aux standards modernes. «Les infrastructures vont être équipées de systèmes d’eau, de panneaux solaires pour permettre aux jeunes d’étudier dans les meilleurs standards», a souligné Iba SANE, directeur général de l’ANRAC au micro de notre journaliste Alassane Diédhiou.
Le projet, actuellement en phase de finition, comprend six salles de classe, onze blocs sanitaires ainsi qu’une salle informatique. L’ensemble est conçu comme un modèle d’établissement d’enseignement moyen secondaire (CEM) à étages. Cette école, qui affiche chaque année selon les partenaires, un taux de réussite de 100 % au BFEM, mérite un regard particulier puisque c’est un pôle d’excellence dans la zone.
Le financement des travaux a été assuré par la Fondation Hollande. Les autorités locales et les partenaires ont salué la volonté affichée des présidents Bassirou Diomaye Faye du Sénégal et Adama Barrow de la Gambie, de renforcer la coopération transfrontalière afin d’apporter des solutions durables aux localités affectées par le conflit.
Dans ces zones frontalières, de nombreux enfants avaient été contraints de poursuivre leur scolarité en Gambie, faute d’infrastructures adaptées. La nouvelle dynamique impulsée par les autorités est perçue par les populations comme une opportunité de reconquérir les terres longtemps abandonnées et de relancer les activités socioéconomiques au bénéfice des habitants.
