À Ziguinchor, le boulevard 54 est à nouveau occupé par des camions en stationnement prolongé, malgré un arrêté préfectoral pris en novembre 2024 qui en interdisait l’accès. L’axe, plongé dans l’obscurité la nuit, est devenu une zone d’insécurité redoutée par les riverains. La mesure est-elle toujours en vigueur ?

Le boulevard 54 n’en finit plus d’inquiéter. Cette artère stratégique de Ziguinchor, qui dessert plusieurs quartiers populaires, est de nouveau prise d’assaut par des camions gros porteurs. En partance ou en transit, les véhicules y marquent des arrêts qui s’éternisent, encombrant la circulation et réduisant fortement la visibilité.
Une voie sombre, propice aux agressions
Le problème ne date pas d’hier. Depuis plusieurs mois, les habitants dénoncent l’insécurité grandissante sur ce tronçon. Non éclairé la nuit, le boulevard 54 est devenu, selon des témoignages, « une zone parfaite pour les agressions ». Les camions stationnés, souvent à la file, créent des angles morts et des recoins sombres où les malfaiteurs peuvent se dissimuler facilement.
Un arrêté préfectoral pourtant clair

La situation surprend d’autant plus qu’une mesure avait été prise pour y remédier. En novembre 2024, le préfet d’alors, Ameth Tidiane Thiaw, avait signé un arrêté portant interdiction formelle de stationnement des camions sur le boulevard 54, prolongeant la RN4. Le texte visait à fluidifier la circulation et à renforcer la sécurité sur cet axe sensible.
Plus d’un an plus tard, l’on constate que l’arrêté n’est plus respecté. Aucune signalisation rappelant l’interdiction n’est visible sur place, et aucun dispositif de contrôle permanent ne semble être déployé. Les camions, parfois chargés de marchandises, y passent la nuit sans inquiétude.
L’arrêté préfectoral est-il toujours valable ?
Amidou DJO-OURO
