L’affaire avait énormément suscité une gamme de réactions dans le quartier Santhiaba à Ziguinchor, après la découverte du corps d’un jeune malien d’une vingtaine d’années, mort dans une gargote « maïga ». Cette découverte, survenue il y a quelques jours, a fait circuler plusieurs versions sur les circonstances exactes du drame.
Selon des informations rapportées ce dimanche 8 mars, par le Groupe Media du Sud (GMS), l’enquête ouverte par les éléments du commissariat central de Ziguinchor a connu une évolution rapide. Après au moins trois jours d’investigations, les policiers disent avoir établi une piste claire. « Il s’est suicidé », a confié à GMS une source proche du dossier.
Dès la découverte du corps, les limiers du commissariat central se sont rendus sur les lieux afin de procéder aux premières constatations. Un individu ( un des collaborateurs de la victime, selon nos précédentes informations), avait été présenté comme le principal suspect, interpellé puis placé en garde à vue pour les besoins de l’enquête. Parallèlement, plusieurs proches de la victime ont également été auditionnés avant d’être finalement relâchés.
Au fil des investigations, les enquêteurs ont procédé à une analyse minutieuse de la scène du drame. Les premières constatations ont rapidement orienté les recherches vers une autre piste. Sur place, aucun signe de lutte ni de désordre n’a été relevé. « Son téléphone était dans sa poche et la recette était intacte dans le comptoir de la gargote », précise la source de GMS.
Pour lever toute ambiguïté, une autopsie a été pratiquée sur le corps du défunt. Les conclusions de cet examen médico-légal sont venues confirmer les premières observations faites par les enquêteurs. À la suite de ces résultats, la personne placée en garde à vue dans les premières heures de l’enquête a été remise en liberté.
Lors des auditions, l’employeur du jeune homme ainsi qu’un de ses collègues ont également livré des éléments sur l’état d’esprit de la victime ces derniers temps. Ils affirment que le jeune présentait certains signes de mal-être. « Il demandait même avec insistance qu’on lui rase la tête », ont-ils affirmé. « Ces derniers temps, il était très calme, allant même jusqu’à désactiver certaines applications sur son téléphone », ajoute son employeur.
Au terme de l’enquête, les conclusions des policiers privilégient donc la thèse du suicide, selon les informations obtenues par le Groupe Media du Sud.