Le leader de l’Union centriste du Sénégal (UCS) a rencontré ses militants samedi 11 avril 2026, lors d’une assemblée générale tenue à Ziguinchor.
Pendant plus de sept heures, Abdoulaye Baldé a échangé avec ses partisans en liesse. Une soirée marquée par les débats et les ambitions, avec un objectif affiché : reconquérir les voix des Ziguinchorois lors des prochaines élections municipales de 2027.
Dès sa prise de parole face aux journalistes, l’ancien maire s’interroge sur la provenance des électeurs lors du précédent scrutin. « Notre constat est que la plupart de ceux qui ont élu le maire ne viennent pas de Ziguinchor », dénonce-t-il. Il dit vouloir « recadrer les choses pour que les Ziguinchorois puissent élire leur maire ».

Dans la salle de conférence d’un hôtel de la ville, les militants étaient nombreux à soutenir l’idéologie de leur leader. L’UCS dans la région de Ziguinchor entend « ouvrir les portes à la discussion » en vue d’éventuelles « coalitions pour rendre à Ziguinchor son visage d’antan », affirme le dirigeant centriste.
« Je n’ai pas l’habitude de tirer sur des cadavres », lance Abdoulaye Baldé. Il égratigne pourtant à travers un constat : une ville « mourante dans tous les domaines », infrastructures, des chefs religieux « laissés en rade » ou encore des jeunes « sans espoir ».
L’ancien édile n’a pas tardé, devant les journalistes, à détailler son analyse : « Nous avons une ville mourante en matière d’infrastructures et même dans le sport. Le Casa Sports, ce n’est plus ça. Son président est esseulé », regrette-t-il.
Abdoulaye Baldé appelle les Ziguinchorois à se mobiliser « pour redonner à la ville son dynamisme d’antan ».
Les élections municipales auront lieu en 2027. À Ziguinchor, les profils se déclarent déjà pour succéder à Djibril Sonko. Si les centristes veulent reprendre la mairie, d’autres nouveaux visages pourraient les affronter.
Amidou DJO-OURO
