Face à l’hécatombe qui ensanglante les routes sénégalaises, le gouvernement « tape du poing sur la table ».
Ce mardi 3 février 2026, le Ministre des Transports terrestres, Yankoba Diémé, a déclaré la fin de la récréation pour les « véhicules de la mort », ciblant particulièrement les minicars de 12 à 19 places, « vieillissants et hors de contrôle ».
Selon le ministre, le secteur souffre d’un parc automobile vétuste : « 6 886 minicars circulent avec une moyenne d’âge de 24 ans ». Ces véhicules sont au cœur d’une « spirale meurtrière » alimentée par « la vitesse, la surcharge et le non-respect du Code de la route ».
Pour remédier à cette situation, le ministère a annoncé « le rappel obligatoire de tous les minicars de 12 à 19 places vers Dakar pour un contrôle technique approfondi sur une période de 2 mois ». « Les véhicules conformes pourront circuler », précise le texte, tandis que « les autres seront immobilisés ou devront subir des mises aux normes immédiates ».
L’État met en place un « arsenal immédiat » pour stopper l’hémorragie : contrôle technique global, centralisation des réceptions de nouveaux véhicules, guerre à la surcharge avec obligation d’aménager des espaces bagages intérieurs, fin de l’anarchie par l’obligation de fréquenter les gares routières légales, intensification des contrôles routiers et lutte contre le transport irrégulier (« maraudage »).
Une « sensibilisation accrue des conducteurs » accompagnera ces mesures.
À moyen terme, le gouvernement prévoit de durcir le ton avec le déploiement de la vidéoverbalisation, l’installation de balises GPS pour limiter la vitesse et le « renouvellement progressif du parc automobile ».
