À travers plusieurs déclarations et visuels sur les réseaux sociaux, des responsables et militants du parti PASTEF affichent leur unité autour de leur leader Ousmane Sonko, avec des messages fermes à l’endroit de certains cadres de l’administration.
La balance pastéfienne est-elle en déséquilibre ?
la voix du Sud décrypte
Dans une première prise de position, Hamo, le responsable jps Bakel affirme que la formation politique « n’a aucun problème », insistant sur le fait que le travail se poursuit « sous le leadership du Président Ousmane Sonko ». Le message pointe plutôt du doigt « les traîtres » qui, selon lui, seraient à l’origine des tensions, traduisant ainsi un climat interne marqué par des soupçons de dissidence.
Dans le même sillage, le ministre Abass Fall s’est adressé aux ministres et directeurs généraux dans une déclaration au ton préventif : « N’ayez pas peur d’une plume qui effacera votre nom sur un papier ». Une formule interprétée comme un rappel à la discipline et à la responsabilité au sein de l’appareil d’État, dans un contexte de réorganisation ou de possibles sanctions administratives.
Par ailleurs, suite à son limogeage, Ousseynou Ly a tenu à réaffirmer sa fidélité au projet politique du parti. « Mon engagement et ma fidélité au projet de transformation porté par PASTEF, restent intacts », a-t-il déclaré, soulignant son attachement au leadership du président Sonko malgré son départ de ses fonctions.
Au-delà des déclarations politiques, certaines réactions d’analystes viennent enrichir le débat. Hamidou Ba, enseignant en sciences politiques insiste notamment sur l’importance du langage dans les discours de pouvoir. Il critique l’usage du pronom « je » dans des contextes où l’action se veut collective, plaidant plutôt pour le recours au « nous », symbole selon lui d’humilité et d’autorité partagée.
Ces différentes prises de parole donnent l’impression qu’il y a quelque fois une volonté de consolidation interne au sein de PASTEF, alors que le parti semble traverser une phase de réajustement
Mais le problème s’articule autour de la candidature pour la présidentielle de 2029 du président du parti Ousmane Sonko
Amidou DJO-OURO
