Inquiétudes et incompréhensions autour de la question du lotissement à Ziguinchor. Dans certains quartiers à forte croissance démographique, les habitants multiplient les alertes sans « obtenir de réponses concrètes des autorités municipales « , selon les habitants. Après Nema 2, c’est le quartier de Diabir qui tire aujourd’hui la sonnette d’alarme : c’est l’objet de la sortie de la voix du Sud info ce mardi 24 février.
Des jeunes responsables du quartier décrivent une situation préoccupante. « Bientôt Diabir sera comme Nema 2 », lance, Sérigne Thiam Diédhiou, jeune responsable « engagé » pour le développement de Diabir.
Situé en périphérie de la ville, Diabir connaît, selon ses habitants, une urbanisation désordonnée. Des maisons construites çà et là, sans véritable plan d’aménagement. Vu d’ensemble, le quartier donne l’image d’un espace en pleine expansion, mais sans encadrement clair. « Le problème de lotissement n’est pas encore réglé et cela amène pas mal de bouleversements et freine le développement de Diabir », explique M. Diédhiou.
Les difficultés sont nombreuses. Les routes « impraticables », compliquent les déplacements quotidiens, surtout en période d’hivernage. « Les routes « impraticables » et les gens construisent comme ils veulent », affirme-t-il, dénonçant une situation « déplorable ».
Autre sujet d’inquiétude : le CEM du quartier, « demeure toujours en abri provisoire
Une réalité qui, selon les habitants, illustre le retard accusé dans la structuration du quartier.
Des appels restés sans réponse
Face à ces difficultés, les jeunes affirment avoir entrepris plusieurs actions notamment pour attirer l’attention des autorités municipales mais sans succès. « Nous avons crié, nous avons écrit des demandes d’audience ; le maire ne nous a jamais reçus », explique Sérigne Thiam Diédhiou.
VDS
Amidou DJO-OURO
