La ponction des salaires des enseignants en grève continue de susciter des réactions dans le monde éducatif. Pour M. Vieux Kémo Goudiaby, professeur d’histoire-géographie, cette mesure ne constitue pas une réponse durable à la crise scolaire. Dans un message parvenu à la Voix du Sud, il appelle à privilégier le dialogue plutôt que la contrainte.
La sanction ne résout pas le problème de fond, semble-t-il insinuer. sur les retenues opérées sur les salaires des enseignants, M. Goudiaby se montre catégorique.
« La ponction des salaires des “gens saignants” ne réglera jamais une crise scolaire », affirme-t-il, jouant sur les mots pour illustrer le malaise profond qui traverse le secteur.
Selon lui, une grève est avant tout l’expression d’un malaise accumulé. « On ne soigne pas une grève par la sanction, mais par l’écoute. Retenir les salaires peut contraindre, mais cela ne convainc pas », soutient l’enseignant. À ses yeux, la contrainte financière peut certes pousser à une reprise temporaire des cours, mais elle ne règle en rien les revendications de fond.
« Ce qui n’est pas convaincu revient sous forme de tension »
Pour le professeur d’histoire-géographie, toute solution imposée sans adhésion réelle porte en elle les germes de nouvelles tensions. « Ce qui n’est pas convaincu finit toujours par revenir sous forme de tension », prévient-il.
Il estime que la stabilité du système éducatif ne peut être obtenue par des mesures coercitives. On peut imposer le silence un temps. «On ne construit la stabilité que par la concertation », insiste-t-il.
Plaidoyer pour un dialogue structuré
Face aux revendications des enseignants, M. Goudiaby plaide pour « la discussion sincère, le dialogue structuré et la recherche d’accords équilibrés ». Pour lui, seule une approche inclusive, impliquant les syndicats et les autorités éducatives, peut permettre d’éviter les crises à répétition.
Dans un contexte marqué par des tensions récurrentes dans le secteur de l’éducation, l’enseignant invite les décideurs à privilégier l’écoute et la négociation. « La seule voie durable reste le dialogue », conclut-il, convaincu qu’aucune réforme solide ne peut se construire sans l’adhésion des acteurs de l’école.
VDS
Message décrypté par Amidou DJO-OURO
