Les enseignants du G7 ont occupé mardi 3 mars les pavés à Bignona, pour protester contre les dernières ponctions opérées sur leurs salaires. Une marche « bien organisée », qui s’est soldée par un accueil « qui ne passe pas », selon eux, à la préfecture. Ils devraient, selon leur déclaration, être reçus par le préfet de Bignona en vue d’une remise d’un mémorandum. L’autorité administrative aurait souhaité recevoir quelques délégués syndicaux pour la remise du mémorandum. Chose qui n’a pas été du goût des protestataires. « Nous préférons retourner avec le mémorandum, la dignité de l’enseignant ne se quémande pas », a déclaré le coordonnateur du G7, Yancouba Badji.

Les contestations continuent dans le système éducatif au Sénégal. Les enseignants dénoncent le « mutisme » des autorités et appellent à une grève totale vendredi 6 mars 2026. La question des ponctions reste au cœur du problème et la cause de ces mouvements d’humeur depuis janvier dernier. Les compositions ont été boycottées dans tous les établissements publics. Selon Yancouba Badji, « les enseignants vont poursuivre la grève jusqu’à ce que les revendications posées sur la table soient satisfaites par la partie gouvernementale ».
Parole aux élèves ce mercredi 4 mars
Interrogés sur le boycott des évaluations, les élèves ont diversement donné leurs avis. Si certains estiment être les premières victimes, d’autres évoquent une année blanche. Cette ambiguïté sur le retour au calme et la tenue des compositions « décourage et démotive les élèves », explique un élève de 3e.
Amidou DJO-OURO, VDS.

1 Comment
Lansana Leyfou diémé
4 mars 2026Merci beaucoup Jo