Vous l’avez tous connu, Ibrahima Sory II Tounkara a été nommé ministre de la Justice et des Droits de l’Homme. Le décret officialisant sa désignation a été lu à la télévision nationale guinéenne. Cette nomination propulse à la tête de la Chancellerie un magistrat chevronné, reconnu pour son parcours rigoureux et son engagement dans des dossiers judiciaires parmi les plus sensibles du pays.
Décryptage de son interview et retour sur son parcours
Dans une vidéo diffusée par la télévision guinéenne, le magistrat dit avoir perdu de mots pour exprimer la joie qui l’anime. » Quand l’émotion est grande, les mots disparaissent, que Dieu m’aide à assurer ce poste et merci au chef de l’Etat pour la confiance », a-t-il déclaré. Le choix de Mamady DOUMBOUYA, salué par plusieurs guinéens dans un contexte où les attentes sont énormes, surtout en matière de justice.
Figure respectée du corps judiciaire guinéen, Ibrahima Sory 2 Tounkara s’est particulièrement illustré en présidant le procès historique des événements du 28 septembre 2009, relatif au massacre du stade de Conakry. À la tête de cette juridiction spéciale, il a conduit des audiences longues et complexes, marquées par l’audition de nombreuses victimes, témoins et accusés, dans un climat de forte attente nationale et internationale. Son rôle a été déterminant dans la conduite des débats, la garantie des droits de la défense et la recherche de la vérité judiciaire, faisant de ce procès une étape majeure dans la lutte contre l’impunité en Guinée.
Avant et après ce moment clé de l’histoire judiciaire du pays, le magistrat a occupé plusieurs fonctions de haut niveau. Il a notamment été nommé premier président de la Cour d’appel de Conakry, où il a œuvré au renforcement de l’autorité de l’institution et à l’amélioration du fonctionnement de la justice.
L’arrivée d’Ibrahima Sory 2 Tounkara au ministère de la Justice et des Droits de l’Homme intervient dans un contexte marqué par de fortes attentes en matière d’État de droit, d’indépendance de la justice et de protection des libertés fondamentales. Son expérience, notamment dans la gestion de dossiers sensibles et symboliques, est perçue par de nombreux observateurs comme un atout pour relever les défis judiciaires à venir.
