Le maire de Ziguinchor, a tiré profit, de son invitation ce dimanche 6 septembre par La Voix du Sud, pour répondre aux récentes accusations du ministre des Forces Armées, Yancouba Diémé.
Le ministre avait publiquement accusé l’édile de Ziguinchor d’avoir bloqué le projet de pavage de plusieurs axes routiers de la commune. Une accusation que le maire balaie d’un revers de main.
Djibril Sonko, donne , lui, une autre version. Il revient sur une réunion tenue en présence du Président de la République, Bassirou Diomaye Faye.
« Les déclarations du ministre des Forces armées, Yancouba Diémé, m’accusant d’avoir bloqué le projet de pavage des routes de Ziguinchor sont fausses. Lors de la réunion, j’ai simplement indiqué au président Diomaye que la mairie prévoyait d’acquérir sa propre machine à pavés, ce à quoi le président a répondu qu’il réaffecterait ces fonds ailleurs », a-t-il expliqué.
Selon le maire, il n’a jamais été question d’opposition au projet. Il s’agissait plutôt d’une proposition pour que la collectivité renforce ses propres capacités.
« Une municipalité ne peut pas bloquer l’État »
Djibril Sonko va plus loin et rappelle le cadre légal. Pour lui, la mairie n’a aucun moyen d’empêcher l’État de réaliser des infrastructures.
« De plus, une municipalité n’a aucun pouvoir juridique pour empêcher l’État de construire des infrastructures », a martelé l’édile.
Un manque de volonté pour la Casamance ?
Le maire conclut en fustigeant l’attitude du ministre. Pour lui, ces accusations ne servent pas la cause du développement régional.
« Ces fausses accusations prouvent qu’il ne travaille pas en faveur du développement de la Casamance », a-t-il lancé.
Cette sortie médiatique du maire de Ziguinchor relance le débat sur la gestion des grands projets dans la capitale du Sud. Le dossier du pavage des routes reste au cœur des préoccupations des populations de Ziguinchor.
