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Ali Haïdar lance un vaste programme de reboisement à Porokhane et Taïba Niassène

L’ancien ministre de l’Environnement était jeudi 03 septembre à la pépinière de Djibélor à Ziguinchor. Il a présenté des milliers de plants destinés à reverdir Porokhane, sur instruction du Khalife général des Mourides Dans la pépinière de Djibélor, au cœur de la Casamance, Ali Haïdar n’a pas caché son émotion. L’ancien ministre de l’Environnement, de […]

Dans la pépinière de Djibélor, au cœur de la Casamance, Ali Haïdar n’a pas caché son émotion. L’ancien ministre de l’Environnement, de la Pêche et ex-directeur des Eaux et Forêts a reçu une délégation de journalistes pour présenter le fruit de son travail : des milliers de plants prêts à être déployés.

« Pour moi, c’est un ordre divin qui vient de la lumière supérieure. Le Khalife m’a demandé de planter des arbres à Porokhane », a-t-il confié. D’origine libanaise chiite, il parle d’une véritable « fatwa » pour reverdir la localité.

Après Porokhane, cap sur Taïba Niassène. L’ancien ministre dit avoir également reçu une sollicitation du Khalife de Kaolack, Serigne Mahi Niasse, pour y mener la même opération.

Des millions de plants pour une « souveraineté agricole »

Dans sa pépinière de Djibélor, Ali Haïdar montre cocotiers, palmiers, goyaviers, corossoliers et manguiers. Son objectif est clair : miser sur l’arboriculture à forte valeur économique.

« Un cocotier produit 200 fruits. Chaque fruit coûte 500 F. Ça fait 100 000 F pour un seul cocotier. Sur un hectare, avec 100 cocotiers, vous faites 10 millions par an. Et ça pendant 50 ans. Et nous on cultive de l’arachide qu’on n’arrive même pas à vendre à 300 F le kilo », a-t-il martelé.

L’ancien ministre, qui se présente comme « un grand planteur d’arbres », rappelle avoir déjà planté plus de « 200 millions de propagules de mangrove » entre les deltas du Saloum, du Sine-Saloum et de Saint-Louis.

Pour financer ce vaste programme, Ali Haïdar ne compte pas sur les institutions de Bretton Woods. Il critique ouvertement le FMI et la Banque Mondiale : « Ils ont débloqué 1200 milliards pour le Sénégal. Mais citez-moi un seul pays qu’ils ont développé. Le développement se fait par la sueur de nos fronts ».

Concret, il prévoit de creuser des forages sur les sites pour assurer l’arrosage des jeunes plants pendant les trois premiers mois. Il appelle aussi l’administration territoriale à sécuriser les zones de plantation avec gendarmes et policiers.

« Je vais commencer par Porokhane, ensuite Taïba Ndiassène, et ensuite partout au Sénégal. Il y en a marre d’attendre », a conclu celui qui dit avoir déjà investi dans une « carapine » pour transporter ses plants.

Ali Haïdar lance ainsi un appel à tous les Sénégalais à s’impliquer dans ce qu’il qualifie d’ »objectif noble », reverdir le pays par le travail et l’arboriculture.

Amidou DJO-OURO

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