Le centre du Mali a de nouveau été visé. Dimanche 9 août, le principal camp de l’armée à San a été pris d’assaut par les combattants du Jnim, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans. Le bilan est lourd : au moins 12 soldats maliens tués et du matériel emporté
Vers 5h du matin, au moment où les habitants de San se préparaient pour la prière, des hommes armés ont surgi. Certains à moto, d’autres à pied. Plusieurs portaient des tenues de l’armée malienne pour semer la confusion.
Les échanges de tirs ont duré près de 2 heures. Le calme n’est revenu qu’autour de 7h, selon des témoignages recueillis par RFI.
« Les combats se sont déroulés à 200-300 mètres du camp. Des terroristes ont été abattus. D’autres ont pris la fuite, certains se cachant dans des maisons ou dans la brousse », raconte un habitant. L’armée a demandé à la population de rester confinée jusqu’à 13h.
Le Jnim a revendiqué l’attaque. De son côté, l’état-major des FAMA parle dans un communiqué d’une simple « tentative d’attaque sur l’emprise FAMA » et assure que le camp est sous contrôle.
Sur le terrain, le récit est différent. « Ils sont rentrés dans le camp militaire, ont pris possession des lieux un bon moment avant de repartir », témoigne un autre riverain. Au moins 12 militaires ont perdu la vie.
