C’est un programme annuel gigantesque qui fait parler de tout.
La fête est grandiose cette semaine à l’école David Carvalho, à Ziguinchor.
Lancée en début de week-end, l’édition 2026 de ses Olympiades, remet sur table l’histoire du Sénégal à travers des activités diverses.
Pendant une semaine, l’établissement troque les cahiers pour les terrains de sport, les chants et les costumes d’époque. Objectif, célébrer la culture et l’histoire du Sénégal à travers ses anciens royaumes.
Cette année, les organisateurs ont choisi de mettre en valeur les grands royaumes du Sénégal. Du Djolof au Cayor, en passant par le Baol, le Sine et le royaume d’Oussouye en Casamance, les élèves vont faire revivre sept jours durant, les figures qui ont marqué le pays.


Le spectacle d’ouverture a donné le ton. La cour de l’école, transformée pour l’occasion, les enfants se sont glissés dans la peau des figures historiques. On a vu des rois, des reines, et même le président de la République, sous les applaudissements nourris des parents présents à la cérémonie d’ouverture. Un élève, vêtu de rouge, incarnait avec fierté le roi d’Oussouye, dans sa belle tenue traditionnelle.
Mais derrière cette marque culturelle et les jeux, la démarche est d’abord pédagogique. « L’école, ce n’est pas seulement les quatre murs. Il faut qu’on apprenne aux enfants la vie et créer des activités ludiques », explique Mme Diémé Mariama Badiane, enseignante à l’école David Carvalho.
Pour le corps enseignant, ces Olympiades sont une manière de dépoussiérer les manuels. Lutte traditionnelle, courses, chants, danses, théâtre, chaque discipline devient un prétexte pour raconter l’histoire. « On a présenté les royaumes pour que les enfants sachent qu’ils existent au Sénégal, qu’ils ont une histoire, des valeurs », poursuit Mme Badiane.
Les parents sont venus nombreux encourager les compétitions et saluer l’initiative. « C’était émouvant. On est contents de voir les enfants en joie, et on a un résultat positif », confie l’enseignante.
L’enthousiasme est là mais les moyens cependant, restent limités. L’école porte seule l’organisation de cet événement annuel. D’où l’appel lancé par l’équipe pédagogique. « Nous appelons les autorités à nous appuyer pour les éditions à venir », insiste Mme Diémé Mariama Badiane.
Amidou DJO-OURO
